27 septembre 2021

Quels sont les besoins du projet (octobre 2021) ?

Les expériences qui ont été conduites en interne pour faciliter le recueil des témoignages des familles concluent en ce que le projet ne recueillira pas -sauf excptionellement – de vidéos, mais seulement des enregistrements vocaux spontanés (obtenus sans consigne particulière auprès des locuteurs). Ce seront avant tout des témoignages des accents et de la couleur des voix bretonnes et gallèses (cf. la page d’accueil de ce site).

La seconde conclusion est que le projet a besoin de soutiens et de compétences externes. Ainsi, pour qu’il puisse réellement prendre corps, trois besoins doivent être remplis :

  1. Première condition : disposer d’un soutien (médias, influenceurs, réseaux sociaux) pour relayer auprès des familles un appel à leur participation sur la base d’un argumentaire construit à partir de la page d’accueil de ce site. A défaut, il faudra compter sur le seul bouche à oreille.
  2. Deuxième condition : disposer d’une “appli” (pour smartphone) permettant d’enregistrer les échantillons vocaux des familles et de les envoyer vers un serveur de façon très simple. Du coté serveur, celui (autofinancé) de languedebretagne.bzh peut jouer ce rôle, comme n’importe quel serveur même doté d’une faible capacité d’hébergement. On notera que le volume d’hébergement nécessaire, de l’ordre de 1 Go (500000 familles participantes x 2 ko), reste modeste (inférieur à celui d’une vidéo).
  3. Troisième condition : grâce à des développements informatiques, permettre la sélection, notamment géographique, et la consultation totalement libre des témoignages oraux collectés, et ce, dans un premier temps, à des fins d’incitation et de démonstration de la réalité du projet. Des émulations seront construites entre communes par exemple, ou entre entités culturelles (cercles, associations culturelles…) ou autres (lectorat d’un groupe de presse), pour inciter à la participation la plus large possible des familles de Bretagne.

Le développement de l’appli “Accents de Bretagnes” a débuté grâce au concours de volontaires bénévoles. Elle présente une interface semblable à celle de l’appli “Croix et Calvaires de Bretagne” et vise la plus grande simplicité d’emploi. (voir : https://languesdebretagne.bzh/27-juillet-2021/)

Nous remercions toutes les personnes favorables à ce que ce projet se déploie, de nous faire savoir si elles peuvent participer à sa réalisation, en favorisant la réalisation d’un ou plusieurs des besoins décrits ci-dessus.

27 juillet 2021

27 juillet 2021

L’application de recueil des Accents de Bretagne est en cours d’écriture. Merci au développeur principal qui a bien voulu consacrer une partie de ses loisirs pour faire progresser le projet.

L’application, rappelons-le, vise avant tout à faire parler des langues de Bretagne au sein des familles ; pour cela, elle veut allier facilité d’usage et possibilité de regarder autour de soi ce qu’ont fait les autres familles participantes.

Plusieurs autres fonctionnalités sont également sur les rails, qui seront rappelées le moment venu. Restez à l’écoute !

20 avril 2021

Nouvelles du projet (avril 2021)

La décision a été prise d’investir dans l’écriture d’une appli pour smartphones de type Androïd, ce qui devrait permettre de toucher une très grande majorité des familles de Bretagne. Le recueil des échantillons de voix des locuteurs bretonnants et gallèsants sera intégré à une application complète, qui sera :

  • facile d’utilisation
  • complète (avec notamment une visibilité sur les scores des communes qui ont envoyé des contributions)

Le temps de se mettre à la documentation d’Androïd Studio, et on revient vers vous !

28 janvier 2021

Précisions sur quelques points importants

Dans les “grandes lignes du projet” nous mettons l’accent sur un certain nombre d’objectifs prioriaires et importants, qui concernent les futurs acteurs du projet (les familles de Bretagne et leurs locuteurs), ainsi que sur la façon d’aborder les locuteurs pour s’assurer de leur participation, le plus respectueusement possible. Le texte qui suit explicite ces considérations.

Recueillir des échantillons vocaux dans les familles. 

Les objectifs  importants et prioritaires sont : 1) faire en sorte que les familles bretonnes soient convaincues de participer à cette opération 2) qu’elles identifient un locuteur volontaire dans leur groupe familial ou parmi leurs proches et 3) que ce soient un ou plusieurs membres de la famille qui procèdent au recueil de ces échantillons auprès de ce locuteur. 

Les acteurs à convaincre

Le premier acteur est la cellule familiale : c’est elle qu’il s’agit de convaincre de contribuer au projet.  On fait l’hypothèse que dans chaque famille bretonne, on connaît au moins une personne (parent ou proche) pouvant s’exprimer dans l’une des langues historiques de la Bretagne. Les familles assureront la maîtrise d’œuvre du projet, avec le concours du ou des locuteurs qu’elles connaissent.

Au préalable, un important travail de conviction est à accomplir pour que ces acteurs – le groupe familial et le locuteur – acceptent de réaliser ce qui est attendu d’eux. Plusieurs obstacles sont à franchir, que l’on peut résumer ainsi : l’indifférence et la résignation.  

Des procédures soigneusement élaborées

La complexité de l’opération nécessite réflexion et préparation, la mesure du succès  (parvenir à une mobilisation très large de la population) étant liée au nombre des contributions.
Tout d’abord, l’argumentaire destiné à convaincre de participer doit être particulièrement travaillé car il doit être “percutant” et mobilisateur en quelques messages, sachant qu’il doit franchir une double ligne de résistance : d’abord celle des familles puis celle des locuteurs.  Une erreur d’appréciation dans la méthode à appliquer, voire même dans l’explicitation des objectifs, peut se traduire par le rejet de l’idée d’aller plus avant dans le projet, pour des pans entiers de la population.
Ensuite, en supposant acquise l’intention d’agir, il faut veiller à ce que les procédures proposées soient les plus simples et les plus “sécurisées” possibles car tout aspect contraignant, toute difficulté d’exécution  pourraient casser l’élan et la disposition à l’action.

Enfin, pour qu’au terme de la phase de recueil les enregistrements vocaux puissent faire l’objet d’utilisations et de consultations variées  (géographiques, catégorielles…), il est important que les enregistrements bruts puissent être accompagnés d’éléments descriptifs permettant de procéder à un catalogage et à une indexation de leurs contenus.
Pour résumer, il faut fournir aux familles, en vue de leur participation : 

  • des éléments de conviction (intérêt, usage attendu…) pour elles-mêmes et pour leur(s) locuteur(s)
  • un moyen simple pour 1) constituer l’enregistrement sonore, 2) l’accompagner d’éléments descriptifs (lieux, relations, langue parlée…) et 3) transmettre le tout vers un destinataire de confiance (“le projet”)
  • des outils pour de suivre le déroulement de l’opération et utiliser les contributions existantes

Contenu des messages destinés à mobiliser les familles et leurs locuteurs

Compte tenu de ce que sont les “cibles” (et acteurs) de ce projet, on doit chercher à obtenir une mobilisation quasi réflexe, jouant sur l’affect et l’émotion plus que sur le l’intellect, pour  obtenir des locuteurs qu’ils consentent à produire des échantillons de leur voix. Le schéma d’action proposé et les messages associés doivent être simples et entraîner instantanément l’adhésion sans possibilité d’argumentation supplémentaire.

On ne peut s’appuyer sur les techniques de collectage traditionnelles, dans lesquelles le choix de la personne à collecter et l’objet de la collecte obéissent à une logique de valorisation explicite (le collecté étant détenteur d’un “objet” artistique ou culturel reconnu – chanson, danse, costume, aptitude particulière).
Ici, au contraire, tout locuteur, aussi modeste que soit son parcours, doit pouvoir être inclus dans la collecte, du simple fait qu’il est locuteur. Il faut donc le convaincre qu’il a, lui, un talent, une aptitude, une richesse : le son de sa voix. Mais il faut s’attendre à ce qu’il n’ait aucunement la conscience de posséder ce “trésor”, qu’il ne mettra pas spontanément en avant.

On va donc demander aux familles de “forcer la porte” – le plus respectueusement possible – de personnes qui leur diront qu’elles n’ont rien à dire, qu’elles ne savent plus rien dire, et qui se retrancheront derrière le caractère banal et insignifiant (sans signification) de leur parole.
On les prendra au mot, et les messages d’incitation ne devront pas leur demander explicitement la production d’un contenu construit et élaboré. En effet il serait irréaliste de vouloir absolument faire dire “quelque chose qui ait du sens” à ces locuteurs souvent âgés, même dans le cadre rassurant de leur famille ou de leur entourage, compte tenu du traumatisme d’acculturation qu’ils ont subi et parfois vécu, et qui a commencé il y a plusieurs générations avec l’éradication de leur langue. Brimés dans leur expression tant intellectuelle qu’affective, ils ne sont pas dans l’attente d’une occasion de dire ce qu’ils ont sur le cœur. Il faut les inciter à parler, mais pas à composer un discours. Il faut éviter de les contraindre à revenir dans l’intime de leurs réflexions personnelles sur leur langue et dans leurs souvenirs parfois douloureux et souvent enfouis, ce qui ne peut qu’aboutir, dans de nombreux cas, à un repli et à un  refus immédiat de collaboration.  


Pour ces raisons, on demandera aux familles de ne pas orienter leurs demandes vers l’obtention d’un contenu sémantique, et on cherchera à obtenir une réponse qui soit de l’ordre du spontané, non orientée, recueillant non du sens mais de la forme.  On demandera donc de s’en tenir à un contenu formel tel que l’expression de l’accent, de la couleur de la voix, de son expressivité…  


On recherchera donc la production d’une expression vocale, mais par le biais d’une énonciation quasi-automatique, irréfléchie, au libre cours, sans construction discursive…  Car c’est la richesse et la variété de la prononciation, la musique de la voix que l’on mettra en avant, provoquant peut-être un premier étonnement, mais avec la certitude d’une bien meilleure acceptabilité de la demande.
Ce choix, “voix avant contenu” est de nature, espérons-nous, à libérer la parole et à la faire résonner – comme cela n’avait peut-être pas été le cas depuis longtemps – dans le cercle familial.

Pour renforcer l’acceptation de la fourniture de cet échantillon sonore, celui-ci serait présenté et sollicité comme un don, un leg.  Destiné à ceux qui, dans la famille, sont légitimes à le recevoir, il sera d’autant plus légitimé qu’il intervient dans le cadre d’une noble cause, celle de la préservation du patrimoine linguistique immatériel.

17 janvier 2020

Citations – le “bétisier” de la langue bretonne

Voici un “bétisier” de la langue bretonne, proposé par Philippe Argouarch (Agence Bretagne Presse). Bétisier, le mot est faible… comment qualifier une telle étroitesse de vue, une telle méconnaissance des liens profonds qui unissent les peuples et leurs langues de la part des auteurs de ces “bétises” ?

https://abp.bzh/les-bretons-et-de-la-langue-bretonne-vus-de-paris-au-f-51494

Quelques extraits, au hasard :

« Surtout rappelez-vous, messieurs, que vous n’êtes établis que pour tuer la langue bretonne ! »__le sous-préfet de Morlaix, Discours aux instituteurs du Finistère, 1845.

« ….. règle inviolable… Un principe qui ne saurait jamais fléchir : pas un mot de breton en classe ni dans la cour de récréation. »__L’inspecteur d’académie Dosimont, Instructions aux instituteurs, 1897.

« Le combat pour la survivance est noble et estimable. Il est un peu fou quand il est sans espoir : comme celui des bretonnants, des Basques, des Occitans, des Corsisans brandissant leurs costumes, apprenant leur langue “maternelle”, battant à la recherche des vestiges humains de leur “patrie” une lande ou une montagne prise d’assaut par les antennes de télévision! Ce sont les coquilles d’oeufs de l’omelette française ; leurs plaintes sont sincèrement touchantes. »__H. de Montera, La francophonie en marche. La guerre des cultures, Préface de Michel Debré. éditions Sédimo. Paris .p 125-126., 1966.

« Pour être comprise par tout le monde, l’émission en langue bretonne sera désormais en français. »__Lorient Roger, ministre de l’Information, Lorient Roger, ministre de l’Information, avril 1969.

« Non aux identités factices ! »__Jean-Pierre Chevènement, ministre de l’Intérieur, 1999.

« la France a besoin de fabriquer des informaticiens parlant anglais et on va fabriquer des bergers parlant breton ou occitan »__Claude Allègre, mai 2001 Commentaire sur les propositions Lang

27 juillet 2020

Quelques extraits des motivations pour les langues bretonne et gallèse

(transcription des réponses au questionnaire – raffraîchir cette page pour d’autres extraits)

Je suis indépendantiste

Cela fait partie de ma culture

Racines

Mon identité

J’ai appris le breton à l’école, c’est la langue que je partage avec mes amis et avec laquelle j’ai grandi

Identité, héritage

Il est important de faire perdurer la diversite des cultures

Culture

C’est notre histoire

C’est notre région, notre histoire, notre culture, notre patrimoine

13 juillet 2020

Vos contributions au projet Hor Yezhoù – Nôs Parlements

Quelle contribution au projet Hor Yezhoù – Nôs Parlements souhaitez-vous apporter ? Vos compétences ou celles de vos connaissances sont sollicitées dans plusieurs domaines. Merci d’exprimer votre ou vos préférence(s) en rejoignant le groupe Facebook dédié au projet :

https://www.facebook.com/groups/213229289970470

Pour toute précision, nous contacter par mail ou téléphone.

Nous ne ferons rien sans vous !

Loeiza Alle et Jacki Pilon

loeiza.alle[at]gmail.com et jacki.pilon[at]gmail.com

Etes-vous prêt à participer ? Voici les domaines dans lesquels nous attendons vos propositions de collaboration, ou simplement de soutien :

En liaison avec la communication sur le projet :

  • Créer des vidéos de démonstration (animées ou non, avec sous-titres et informations) pour inciter à la participation 
  • Participer à la réalisation de la campagne de communication permettant de lancer le projet : prise de contact avec différents médias, influenceurs, personnalités publiques ; animation de communauté pour soutenir les incitations à participer (ludification par la mise en place d’une sorte concours par exemple)
  • Rechercher et collecter les manifestations de soutien par toute personne, organisation, association, souhaitant montrer qu’elle apporte son appui au projet 
  • Gérer les relations médias pour faire connaître le projet un maximum : sensibilisation avant et pendant la campagne de communication ; prise de contact pendant la phase de collecte ; communication par la suite (exemples, points, statistiques du projet)

Pour la mise en place de la plateforme de collecte des enregistrements :

  • Rédiger une charte de contenu pour les enregistrements collectées, et notamment une clause d’approbation à remplir par les participants, pour s’assurer de leur accord 
  • Mettre en place une validation des fichiers sons reçus, pour vérifier que le contenu est conforme à la charte
  • Exploiter les formulaires d’accompagnement des contributions (indexer les réponses, les transformer sous une forme attractive, élaborer un système d’interrogation) pour enrichir la collecte 

16 mai 2020

Question : quelles informations devraient accompagner les enregistrements vocaux recueillis dans le cadre du projet ?

Nous ne parlons pas ici du contenu des échantillons sonores (laissé libre à l’initiative du locuteur), mais des informations supplémentaires que les familles fourniront lorsqu’elles participeront au projet. Ces informations serviront ensuite à réaliser des sélections, des recherches etc. lorsqu’un grand nombre d’enregistrements de bretonnants et de gallésans auront été recueillis.

Il faudra par exemple être en mesure de répondre à des demandes comme :

J’aimerais …
… écouter les enregistrements audio dont le locuteur a appris le breton dans le Finistère
… visionner les vidéos dont les locuteurs s’expriment en gallo
… écouter les enregistrements audio qui parlent en breton de l’école
… regarder la répartition des enregistrements sur les communes de Bretagne
… écouter tous les enregistrements dans lesquels le locuteur mentionne qu’il évoque ses souvenirs / une histoire drôle / une anecdote …

22 avril 2020

22 avril 2020

Les premiers enseignements du questionnaire :

Bonjour, Demat, Bin l’bonjour !

Tout d’abord, nous souhaitions vous remercier, car vous faites partie des personnes qui nous ont laissé leur adresses mail pour avoir des nouvelles sur les avancées du projet Hor Yezhoù – Nôs Parlements – Les Bretons retrouvent leurs langues.

Nous présentons ici les résultats obtenus à partir des premières réponses que nous avons reçues pour le questionnaire « le rapport des Bretons à leurs langues ».

Dans un premier temps, nous nous sommes attachés à examiner celles des moins de 25 ans, qui ont reçu le questionnaire en premier.

N’hésitez pas à continuer de le faire circuler autour de vous, pour pouvoir toucher un maximum de monde ! Nous vous rappelons le lien :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScioXHMWqMTATy7DJAsGhbSCwvfaoYijTWWk7u8yHsPwTB9Pg/viewform

ANALYSE n° 1 – Tranche d’âge 15-24 ans

Les premiers résultats sont déjà parlants. Sans être nécessairement locuteurs, comme c’est le cas de 64,4% d’entre vous, vous êtes très nombreux à maîtriser quelques mots/expressions en breton ou en gallo (88,1%), à avoir des locuteurs dans votre famille proche (56,1%) ou dans un cercle plus éloigné (71,8%). Enfin, pratiquement la moitié d’entre vous (48%) entend régulièrement du breton ou du gallo.

En ce qui concerne le breton, vous qualifiez votre degré de connaissance de la langue d’une note de 4,2/10 en moyenne. Cette note tombe à 1,9/10 pour le gallo en termes de connaissance, et 3,6/10 en termes d’intérêt.

Ces notes contrastent avec votre degré d’intérêt pour la langue bretonne, qui est assez important, avec une moyenne de 6,3/10 – vous êtes 60% à lui avoir attribué une note au-dessus de 5/10.

Votre degré d’attachement au breton et au gallo semble en effet très important : vous êtes 85,3% à penser que le soutien institutionnel à ces langues est insuffisant, et à vouloir qu’elles soient plus présentes dans l’espace public. 79,5% d’entre vous voudraient apprendre une de ces langues, et vous avez été plus de 60% à mentionner l’intérêt d’un apprentissage par application mobile. Enfin, vous êtes 76,9% à vouloir transmettre le breton ou le gallo à vos enfants.

Votre « désir de langue pour vous-même » est plus important dans votre tranche d’âge que ce qui est indiqué par Fañch Broudic dans le sondage TMO Régions effectué en 2018 auprès de l’ensemble de la population de Bretagne. Le « désir de langue pour ses enfants » apparaît plus élevé chez les 15-24 ans qui nous ont répondu que dans la population générale. Le fort degré d’attachement à la langue bretonne y est équivalent.

En première analyse, les raisons de ce fort attachement apparaissent multiples dans vos réponses : elles sont souvent liées à un sentiment d’appartenance au territoire breton, à la culture bretonne, à l’histoire bretonne, à votre identité de manière générale – vous avez été plus de 49% à vous dire plus Breton.ne que Français.e -, à votre scolarité ou encore à des liens familiaux.

Dans le cadre du projet Hor Yezhoù – Nôs Parlements, cette dimension de lien et de transmission familiale qui nous intéresse particulièrement. Comme un écho à ce projet de collecte intergénérationnelle de témoignages petits-enfants/grands-parents, voici quelques morceaux choisis parmi les réponses qui nous ont été envoyées. Peut-être y retrouverez-vous la vôtre, probablement vous retrouverez-vous dans les témoignages des autres.

Je peux apprendre pleins d’autres langues et m’ouvrir à pleins d’autres cultures, je peux essayer de sauvegarder pleins d’autres langues & culture, mais connaître celle qui fait que je suis moi, que nous sommes nous, est important je pense

Ce sont des langues importantes qui ont cessé de se passer d’une génération à l’autre pour des raisons idiotes et elles ne doivent pas tomber dans l’oubli

Mes grands parents sont bigoudens et parlent breton, ce serait dommage de les laisser partir sans appendre leur savoir

Pour me rapprocher de la langue maternelle de mes grands parents et perpétuer dans un certain sens leur héritage

Leur beauté propre, tout le fond culturel auquel elles donnent accès, et la question des racines : renouer un lien rompu

Ma grand mère m’a raconté qu’on se moquait d’elle et qu’elle se faisait taper sur les doigts lorsqu’elle parlait breton. Je ne veux plus que cette langue soit considérée comme “honteuse” ou “déjà morte”, comme on me l’a déjà dit lorsque j’évoquais mon envie de l’apprendre

C’est la langue de mon pays, de mes aïeuls, de mon père. J’ai grandi avec cette langue, qui porte toute une culture vivante et vivifiante, forte, et belle. C’est dans cette langue que je me sens aimée, comprise

Car j’ai 15ans et j’étais en école bilingue (français/breton) jusqu’à ma fin de CE2 et j’aimerais énormément reprendre cette langue !

Mon père parlait souvent en breton avec mon arrière grand-mère. C’est un bon souvenir que je garde d’eux et que j’aimerais entretenir

Si cette culture était terne, lugubre et poussiéreuse, il n’y aurait aucun intérêt à la sauver, cependant, la culture Bretonne est tout l’inverse, elle est colorée, animée et chaleureuse ! La Bretagne a une véritable histoire, nous nous devons de la transmettre de générations en générations !

Le Breton c’est ma vie professionnelle et amicale. Le gallo c’est ma complicité avec papy, presque une langue maternelle

Ma grand mère parlait breton mais je n’ai pu la connaître, et j’aimerais apprendre les langues parlées autour de de moi.

Le gallo est la langue d’une large partie de ma famille, aujourd’hui vu comme une honte alors que nous l’avons parlé pendant des siècles. Je veux pouvoir le parler pour conserver la richesse de notre patrimoine, pour donner raison à l’accent qui m’a valu des railleries

La fierté de mon grand-père que je parle la langue de sa mère …

___

Vous venez de découvrir le site internet du projet : languesdebretagne.bzh.

Il est conçu pour vous donner encore plus d’infos sur le projet Hor Yezhoù – Nôs Parlements, et notamment sur son avancement.

N’hésitez pas à nous faire part de vos réactions, interrogations, propositions ! Cela nous ferait plaisir d’en discuter avec vous sur le groupe facebook du projet : https://www.facebook.com/groups/213229289970470/members/

Merci beaucoup, Trugarez a-greiz kalon, Mèrci bèleben !

Prenez soin de vous.

Loeiza Alle, étudiante à Sciences po Rennes  – loeiza.alle@gmail.com – 0782077765

Jacki Pilon, secrétaire du Centre culturel breton de Lannion – jacki.pilon@gmail.com – 0652756411