27 juillet 2020

Quelques extraits des motivations pour les langues bretonne et gallèse

(transcription des réponses au questionnaire – raffraîchir cette page pour d’autres extraits)

Il est important de faire vivre une culture et la langue est centrale

Elles sont là, comme la biodiversité. Elle exprime un regard unique sur le monde, comme toutes les langues.

Curiosité de la langue, langues intéressantes, pleines d’Histoire

La Bretagne, tous les bretons y sont attachés, c’est lié à son histoire entre indépendance et dépendance ainsi qu’au caractère fort des bretons

Ça fait partie de notre région d’origine

Langue apprise dans l’enfance (école bilingue publique), lien affectif, richesse de la langue et de la culture, plaisir à la parler et l’écouter

Parce qu’elles représentent notre terroir

La Bretagne

Le breton est la langue maternelle de mes parents à qui on a interdit de le parler à l’école et qui sont tous les deux devenus ambassadeurs du français en l’enseignant à de jeunes bretonnants qui n’en connaissaient parfois pas un mot. Je me rappelle ( c’était dans les années 60) les entendre expliquer le français « en breton », à l’époque les écoles bilingues n’existaient que sous cette forme…

Je parle Breton

13 juillet 2020

Vos contributions au projet Hor Yezhoù – Nôs Parlements

Quelle contribution au projet Hor Yezhoù – Nôs Parlements souhaitez-vous apporter ? Vos compétences ou celles de vos connaissances sont sollicitées dans plusieurs domaines. Merci d’exprimer votre ou vos préférence(s) en rejoignant le groupe Facebook dédié au projet :

https://www.facebook.com/groups/213229289970470

Pour toute précision, nous contacter par mail ou téléphone.

Nous ne ferons rien sans vous !

Loeiza Alle et Jacki Pilon

loeiza.alle[at]gmail.com et jacki.pilon[at]gmail.com

Etes-vous prêt à participer ? Voici les domaines dans lesquels nous attendons vos propositions de collaboration, ou simplement de soutien :

En liaison avec la communication sur le projet :

  • Créer des vidéos de démonstration (animées ou non, avec sous-titres et informations) pour inciter à la participation 
  • Participer à la réalisation de la campagne de communication permettant de lancer le projet : prise de contact avec différents médias, influenceurs, personnalités publiques ; animation de communauté pour soutenir les incitations à participer (ludification par la mise en place d’une sorte concours par exemple)
  • Rechercher et collecter les manifestations de soutien par toute personne, organisation, association, souhaitant montrer qu’elle apporte son appui au projet 
  • Gérer les relations médias pour faire connaître le projet un maximum : sensibilisation avant et pendant la campagne de communication ; prise de contact pendant la phase de collecte ; communication par la suite (exemples, points, statistiques du projet)

Pour la mise en place de la plateforme de collecte des vidéos :

  • Rédiger une charte de contenu pour les vidéos collectées, et notamment une clause d’approbation à remplir par les participants, pour s’assurer de leur accord 
  • Mettre en place la validation des vidéos reçues, pour vérifier que le contenu est conforme à la charte
  • Exploiter les formulaires d’accompagnement des vidéos reçues (indexer les réponses, les transformer sous une forme attractive, élaborer un système d’interrogation) pour enrichir la collecte 
  • Organiser le sous-titrage en langue d’origine (breton ou gallo) et l’ajout de sous-titres traduits pouvant être choisis par le spectateur (locuteurs en breton et en gallo recherchés) afin de faire des vidéos des outils accessibles à tous

16 mai 2020

Question : quelles informations devraient accompagner les vidéos faites dans le cadre du projet ?

Nous ne parlons pas ici du contenu des vidéos (laissé libre à l’initiative des familles), mais des renseignements que les familles devront fournir lorsqu’elles participeront au projet. Ces informations serviront ensuite à réaliser des sélections, des recherches etc. lorsqu’un grand nombre de vidéos de bretonnants et de gallésans auront été recueillies.

Il faudra par exemple être en mesure de répondre à des demandes comme :

J’aimerais …
… écouter les enregistrements audio dont le locuteur a appris le breton dans le Finistère
… visionner les vidéos dont les locuteurs s’expriment en gallo
… écouter les enregistrements audio qui parlent en breton de l’école
… regarder la répartition des enregistrements sur les communes de Bretagne
… écouter tous les enregistrements dans lesquels le locuteur mentionne qu’il évoque ses souvenirs / une histoire drôle / une anecdote …

Nous avons pour l’instant prévu un certain nombre de questions, et nous vous demandons de nous indiquer ce qui d’après vous serait à modifier, supprimer, ajouter (faut-il demander l’âge par exemple des intervenants  ?)… 

Il vous est possible de tester la version actuelle préliminaire du questionnaire. Cliquer sur ce lien (attention : les réponses ne seront pas conservées, il s’agit de vous permettre de donner votre avis sur les questions) : 

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdwXStIUgbdD6DU8VTicNQRQ_DhWwc9zH3b6vp_vLdLV41wFA/viewform

Merci de nous envoyer vos remarques en citant les n°s des questions. Vous pouvez répondre sur nos boites mail :
loeiza.alle@gmail.com et jacki.pilon@gmail.com

Voici la version initiale du questionnaire :

Décrivez les vidéos enregistrées dans le cadre du projet « Hor Yezhoù – Nôs Parlements »

Votre famille participe au projet « Hor Yezhoù – Nôs Parlements » avec quelqu’un de vos proches qui parle le breton ou le gallo de longue date, et qui a accepté de vous confier quelques paroles, quelques phrases  exprimées dans l’une ou l’autre de ces langues. 
Vous allez faire ou vous avez déjà réalisé l’enregistrement (vidéo ou audio)  de cette personne , mais pour que votre contribution soit utile, ce questionnaire vous permettra de fournir les informations qui accompagnent cet enregistrement. 

01) Quelle est la famille concernée par cette vidéo ou cet enregistrement sonore ?
Indiquer ici le nom de la famille qui a procédé à l’enregistrement (majuscule en début de chaque partie du nom, minuscule et accent dans le reste du nom)
………….……………

02) Indiquer le prénom et le nom (ou les initiales) de la personne qui s’exprime en breton ou en gallo
Exemple : Jean Le Gall ou JLG
………….……………

03) Indiquer le prénom et le nom (ou les initiales) de la personne qui a effectué l’enregistrement
Exemple : Fañch Morgentaller ou FM
………….……………

04) Indiquer les prénoms et les noms (ou les initiales) des autres participants à l’enregistrement en séparant par des virgules
Exemple : Emilie Le Gal, Martin Durand ou ELG, MD
………….……………

05) Quelle langue est parlée dans l’enregistrement ?
Breton
Gallo

06) Dans quel département la personne qui a été enregistrée a-t-elle principalement appris à parler le breton ou le gallo ?
Indiquez le DÉPARTEMENT où le locuteur a APPRIS la langue (breton ou gallo)
22
29
35
44
56
Ailleurs qu’en Bretagne

07) Dans quelle commune ?
Indiquez la COMMUNE où le locuteur a APPRIS la langue (breton ou gallo)
………….……………

08) De quel type est le récit abordé dans la vidéo ou dans l’enregistrement sonore ?
Cochez une ou plusieurs cases :
Anecdote
Souvenir
Histoire drôle
Description d’un évènement particulier
Commentaire d’une lecture
Commentaire sur un film, une émission de télévision ou sur une pièce de théatre
Commentaire sur un spectacle musical
Réflexion de toute nature
Autre

09) Quel titre (en français) pourrait-on donner à la vidéo ou à l’enregistrement sonore ?
Par exemple : souvenir d’enfance ou j’aime la Bretagne
………….……………

10) Par quel lien internet votre vidéo est-elle accessible ?
Une fois votre vidéo enregistrée par exemple sur YouTube (avec option de partage en mode « non répertoriée ») ou autre réseau social, récupérez son lien (en cliquant dans la vidéo avec le bouton droit puis en sélectionnant : copier l’URL de la vidéo) et collez-le ci-dessous :
………….……………

11) Texte des paroles originales (si possible)
Si cela vous est possible, mettez par écrit (même approximativement) les paroles prononcées en breton ou en gallo dans un fichier « texte » puis sélectionnez l’ensemble du texte, faites un « copier » puis collez-le ci-dessous.
………….……………

12) Traduction en français des paroles que vous avez recueillies
Demandez à la personne enregistrée de traduire (même approximativement) en français ses paroles ou bien faites-le avec elle si vous êtes locuteur en breton ou gallo. Mettez par écrit (même approximativement) les paroles prononcées en breton ou en gallo dans un fichier « texte » puis sélectionnez l’ensemble du texte, faites un « copier » puis collez-le ci-dessous.
………….……………

13) Indication des mots-clés
Relevez avec les personnes qui ont participé à l’enregistrement les principaux « mots-clés » en français qui vous semblent pertinents pour décrire le contenu de votre vidéo. Maximum 7 mots-clés. Par exemple : anecdote, été, animaux, mer… Notez-les ci-dessous en les séparant par des virgules :
………….……………

14) Dans quel département habitent les personnes qui ont participé à la réalisation de l’enregistrement ?
Indiquez le DÉPARTEMENT où a été faite la réponse à ce formulaire
22
29
35
44
56
Ailleurs qu’en Bretagne

15) Dans quelle commune habitent les personnes qui ont participé à la réalisation de l’enregistrement ?
Indiquez la COMMUNE où a été faite la réponse à ce formulaire
………….……………

16) etc …. autres questions «éventuelles ?
………….……………

22 avril 2020

22 avril 2020

Les premiers enseignements du questionnaire :

Bonjour, Demat, Bin l’bonjour !

Tout d’abord, nous souhaitions vous remercier, car vous faites partie des personnes qui nous ont laissé leur adresses mail pour avoir des nouvelles sur les avancées du projet Hor Yezhoù – Nôs Parlements – Les Bretons retrouvent leurs langues.

Nous présentons ici les résultats obtenus à partir des premières réponses que nous avons reçues pour le questionnaire « le rapport des Bretons à leurs langues ».

Dans un premier temps, nous nous sommes attachés à examiner celles des moins de 25 ans, qui ont reçu le questionnaire en premier.

N’hésitez pas à continuer de le faire circuler autour de vous, pour pouvoir toucher un maximum de monde ! Nous vous rappelons le lien :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScioXHMWqMTATy7DJAsGhbSCwvfaoYijTWWk7u8yHsPwTB9Pg/viewform

ANALYSE n° 1 – Tranche d’âge 15-24 ans

Les premiers résultats sont déjà parlants. Sans être nécessairement locuteurs, comme c’est le cas de 64,4% d’entre vous, vous êtes très nombreux à maîtriser quelques mots/expressions en breton ou en gallo (88,1%), à avoir des locuteurs dans votre famille proche (56,1%) ou dans un cercle plus éloigné (71,8%). Enfin, pratiquement la moitié d’entre vous (48%) entend régulièrement du breton ou du gallo.

En ce qui concerne le breton, vous qualifiez votre degré de connaissance de la langue d’une note de 4,2/10 en moyenne. Cette note tombe à 1,9/10 pour le gallo en termes de connaissance, et 3,6/10 en termes d’intérêt.

Ces notes contrastent avec votre degré d’intérêt pour la langue bretonne, qui est assez important, avec une moyenne de 6,3/10 – vous êtes 60% à lui avoir attribué une note au-dessus de 5/10.

Votre degré d’attachement au breton et au gallo semble en effet très important : vous êtes 85,3% à penser que le soutien institutionnel à ces langues est insuffisant, et à vouloir qu’elles soient plus présentes dans l’espace public. 79,5% d’entre vous voudraient apprendre une de ces langues, et vous avez été plus de 60% à mentionner l’intérêt d’un apprentissage par application mobile. Enfin, vous êtes 76,9% à vouloir transmettre le breton ou le gallo à vos enfants.

Votre « désir de langue pour vous-même » est plus important dans votre tranche d’âge que ce qui est indiqué par Fañch Broudic dans le sondage TMO Régions effectué en 2018 auprès de l’ensemble de la population de Bretagne. Le « désir de langue pour ses enfants » apparaît plus élevé chez les 15-24 ans qui nous ont répondu que dans la population générale. Le fort degré d’attachement à la langue bretonne y est équivalent.

En première analyse, les raisons de ce fort attachement apparaissent multiples dans vos réponses : elles sont souvent liées à un sentiment d’appartenance au territoire breton, à la culture bretonne, à l’histoire bretonne, à votre identité de manière générale – vous avez été plus de 49% à vous dire plus Breton.ne que Français.e -, à votre scolarité ou encore à des liens familiaux.

Dans le cadre du projet Hor Yezhoù – Nôs Parlements, cette dimension de lien et de transmission familiale qui nous intéresse particulièrement. Comme un écho à ce projet de collecte intergénérationnelle de témoignages petits-enfants/grands-parents, voici quelques morceaux choisis parmi les réponses qui nous ont été envoyées. Peut-être y retrouverez-vous la vôtre, probablement vous retrouverez-vous dans les témoignages des autres.

Je peux apprendre pleins d’autres langues et m’ouvrir à pleins d’autres cultures, je peux essayer de sauvegarder pleins d’autres langues & culture, mais connaître celle qui fait que je suis moi, que nous sommes nous, est important je pense

Ce sont des langues importantes qui ont cessé de se passer d’une génération à l’autre pour des raisons idiotes et elles ne doivent pas tomber dans l’oubli

Mes grands parents sont bigoudens et parlent breton, ce serait dommage de les laisser partir sans appendre leur savoir

Pour me rapprocher de la langue maternelle de mes grands parents et perpétuer dans un certain sens leur héritage

Leur beauté propre, tout le fond culturel auquel elles donnent accès, et la question des racines : renouer un lien rompu

Ma grand mère m’a raconté qu’on se moquait d’elle et qu’elle se faisait taper sur les doigts lorsqu’elle parlait breton. Je ne veux plus que cette langue soit considérée comme « honteuse » ou « déjà morte », comme on me l’a déjà dit lorsque j’évoquais mon envie de l’apprendre

C’est la langue de mon pays, de mes aïeuls, de mon père. J’ai grandi avec cette langue, qui porte toute une culture vivante et vivifiante, forte, et belle. C’est dans cette langue que je me sens aimée, comprise

Car j’ai 15ans et j’étais en école bilingue (français/breton) jusqu’à ma fin de CE2 et j’aimerais énormément reprendre cette langue !

Mon père parlait souvent en breton avec mon arrière grand-mère. C’est un bon souvenir que je garde d’eux et que j’aimerais entretenir

Si cette culture était terne, lugubre et poussiéreuse, il n’y aurait aucun intérêt à la sauver, cependant, la culture Bretonne est tout l’inverse, elle est colorée, animée et chaleureuse ! La Bretagne a une véritable histoire, nous nous devons de la transmettre de générations en générations !

Le Breton c’est ma vie professionnelle et amicale. Le gallo c’est ma complicité avec papy, presque une langue maternelle

Ma grand mère parlait breton mais je n’ai pu la connaître, et j’aimerais apprendre les langues parlées autour de de moi.

Le gallo est la langue d’une large partie de ma famille, aujourd’hui vu comme une honte alors que nous l’avons parlé pendant des siècles. Je veux pouvoir le parler pour conserver la richesse de notre patrimoine, pour donner raison à l’accent qui m’a valu des railleries

La fierté de mon grand-père que je parle la langue de sa mère …

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Vous venez de découvrir le site internet du projet : languesdebretagne.bzh.

Il est conçu pour vous donner encore plus d’infos sur le projet Hor Yezhoù – Nôs Parlements, et notamment sur son avancement.

N’hésitez pas à nous faire part de vos réactions, interrogations, propositions ! Cela nous ferait plaisir d’en discuter avec vous sur le groupe facebook du projet : https://www.facebook.com/groups/213229289970470/members/

Merci beaucoup, Trugarez a-greiz kalon, Mèrci bèleben !

Prenez soin de vous.

Loeiza Alle, étudiante à Sciences po Rennes  – loeiza.alle@gmail.com – 0782077765

Jacki Pilon, secrétaire du Centre culturel breton de Lannion – jacki.pilon@gmail.com – 0652756411