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Foire aux Questions

A qui s’adresse ce projet Hor Yezhoù – Nôs Parlements – Les Bretons retrouvent leurs langues ?
Ce projet a été imaginé pour la totalité des familles de Bretagne, quelles que soient leurs compétences linguistiques (la grande majorité des familles ne parle ni le breton ni le gallo).

N’y a-t-il pas déjà des témoignages comme ceux qui sont demandés ?
Rendons hommage au travail des personnes qui ont collecté patiemment les témoignages sonores et filmés de nombre de Bretons, depuis de nombreuses années. Mais, à coté de ce nombre -limité- de témoignages, le projet vise deux objectifs : 1) faire des langues de Bretagne une affaire « de famille » et laisser les familles elles-mêmes procéder au recueil des témoignages parmi leurs proches et 2) multiplier le nombre de témoignages (une famille, un témoignage).

Comment parler ?
Pendant l’enregistrement, on recommande de ne pas parler trop vite et de séparer les phrases. Cependant, celui-ci doit pouvoir se faire relativement rapidement, sans nécessiter de montage (ou avec un minimum). Le locuteur s’exprimera dans sa langue première, de façon spontanée et sans recourir à la lecture (sauf d’éventuels aide-mémoires).

Quel type d’enregistrement doit-on fournir pour participer ?
Il est demandé d’envoyer un fichier de type « son », accompagné des réponses au formulaire décrivant cet enregistrement.
Les vidéos ne peuvent être acceptées notamment en raison de leur « poids », mais aussi parce que c’est bien la voix que nous voulons sauvegarder.
Une famille peut choisir d’enregistrer en vidéo un locuteur bretonnant ou gallésant proche (avec son accord), mais elle devra ensuite en extraire la « bande-son » pour ne proposer que cette dernière.

Est-ce qu’il faut absolument enregistrer un locuteur de naissance ?
Nous avons bien conscience qu’il y a de plus en plus difficile de rencontrer des locuteurs de naissance et c’est pour cela que nous acceptons d’autres voix. En particulier, des personnes qui ont l’habitude de parler l’une ou l’autre des langues historiques de Bretagne, mais sans les avoir eues comme langues maternelles, sont bien évidemment invitées à participer et à donner leur voix au projet. N’oublions pas que le premier but de ce projet est de parler et de faire parler des langues historiques au sein des familles, et de recueillir le maximum de témoignages.
Pendant la phase d’essais, un auto-enregistrement est suffisant, et de plus dans n’importe quelle langue.

Est-ce que les textes « supplémentaires » qui sont demandés « si possible » sont utiles ?
Ces textes en langue d’origine et en français ne sont pas obligatoires car ils supposent un travail supplémentaire de transcription en texte et de traduction en français qu’il n’est pas toujours possible de réaliser dans les familles non locutrices. Réfléchir à leur contenu et entreprendre -même partiellement- leur rédaction permet toutefois de faire une liaison au sein d’une même famille entre la langue historique et la langue hégémonique.
Il n’en reste pas moins vrai que ces de tels textes, même incomplets, seront précieux pour le partage des témoignages à destination des non-locuteurs, c’est à dire vers la grande majorité de la population.

Anonymat ou pas ?
Il faut bien comprendre à quoi servent les renseignements recueillis dans le formulaire et distinguer ceux qui restent internes à la gestion du projet et ceux qui seront ensuite rendus visibles à la communauté.
1) renseignements recueillis dans le formulaire :
Nous laissons le choix de renseigner le nom du locuteur de façon anonyme ou non. La commune où il/elle a appris le breton ou le gallo en revanche est importante car elle a un lien fort avec son dialecte, sa façon de parler.
Par ailleurs, il nous faut pouvoir disposer d’une connaissance du nom, de l’adresse mail et de la commune de la famille qui établit la proposition de témoignage, pour des raisons de suivi du projet (contacts avec la famille notamment).
2) ce qui est ensuite rendu public :
Nous rendrons publics les éléments suivants, en plus des fichiers d’enregistrement : nom ou initiales du locuteur, commune et département d’apprentissage, commune et département de la famille proposant son témoignage. Cette dernière précision permettra de montrer sur une carte les implications des différentes communes de Bretagne dans le projet, et pourra également être l’objet d’émulations entre communes.

Dans tous les cas, les informations recueillies sur les participants via le formulaire de réponse respectent les clauses du RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données).

La clause de partage et d’originalité : qu’est-ce que c’est ?
Tous les enregistrements, quelle que soit leur forme (audio, vidéo) qui sont confiés au projet sont destinés à être partagés de façon très large et à être entendus ou vus par le maximum de personnes. Or, par défaut, l’auteur d’une œuvre, quelle qu’elle soit, est propriétaire de son œuvre mais il peut en céder les droits « patrimoniaux » (les droits « moraux » restant inaliénables). Il nous faut donc disposer de l’accord explicite des familles qui proposent des enregistrements pour que nous puissions les partager dans le cadre du projet. Le type de partage est le même par exemple que celui qu’un particulier accorde à Youtube lorsqu’il souhaite partager une de ses vidéos. Ici nous demandons une attribution « Creative Common CC BY-NC-SA », à des fins pédagogiques.

Dans le même ordre d’idée, les enregistrements doivent être les créations effectives et originales des familles qui les proposent, pour que ces dernières puissent en déléguer les droits au projet.

Quels sont les types de fichiers « média » acceptables pour le projet ?
Les fichiers son qui sont envoyés au projet, après renseignement du formulaire, doivent être disponibles dans le format audio le plus courant délivré par les enregistreurs actuels sur PC ou sur smartphone, à savoir MP3.

Remplissage du formulaire : quelle variante choisir ?
Selon que l’on dispose d’un téléphone portable ou d’un micro-ordinateur équipé d’un micro, la façon de procéder est légèrement différente et l’on utilisera la variante du formulaire qui convient :
* sur un micro-ordinateur, on utilise un « programme » appelé Enregistreur vocal ou Magnétophone qui permet de préparer à l’avance le contenu audio sous la forme d’un fichier qui sera désigné lors de la réponse au formulaire. Utilisez la variante n°1
* sur un téléphone portable, on utilise une « appli » comme l’Enregistreur vocal et l’enregistrement peut se faire pendant que l’on remplit le formulaire. Utilisez la variante n°2

Lors de l’enregistrement on ne recueille normalement que la voix seule (audio). Certaines familles souhaiteront enregistrer une vidéo (avec son et image animée), mais elles devront alors en extraire la « bande son » qui seule sera envoyé au projet.

Comment « écouter les voix des autres » ?
Au fur et à mesure de leur arrivée dans le projet, les témoignages seront mis à disposition grâce à des outils de consultation : par domaine géographique (de la commune à la Bretagne toute entière), par langue, par thématique (basée sur les mots-clés exprimés)…
Les participants seront informés réguilèrement.

Comment faire progresser le projet vers l’atteinte de ses objectifs ?
Tout d’abord, en contribuant dans sa propre famille et en envoyant un témoignage au projet. Ensuite, en incitant le maximum de familles à en faire de même (contacts directs, réseaux sociaux, bouche à oreille…), en faisant du reuz autour du projet. Puis en aidant, dans la mesure des possibilités personnelles, à compléter les transcriptions des voix en textes en langue d’origine et/ou en traduction.

Et s’il reste des questions ?
Contactez le projet pour poser vos questions, et vous contriburez à enrichir cette F.A.Q.